Ces étranges lueurs...

Entre les lignes...

Entre les lignes il y a des espaces car entre les lignes il y a des songes. Si jamais tu y rencontres du vide c’est qu’on a plus rien à se dire. Je crois que ça marche comme ça.
De mon côté, je cure et creuse toujours plus profond dans la plaie avec la pointe du stylo. Il faudra quand même que je pense à racheter du papier… Pour laisser se reposer la plaie… Sinon je continue à venir là, un peu. Pour tout ce qui est inclassable et grand foutoir. Ça me va comme ça. Et puis eux, je sais qu’ils s’en foutent.
Comme ça je t’écris tout ce que je ne te dis pas parce que tu ne veux pas l’entendre et tout le monde est content. Bien. Je t’écris aussi pour te conforter dans l’idée que je n’ai rien à dire et ça, ça me plaît. Je sais que tu n’aimes pas lire entre les lignes alors… Tout le monde est décidément content. Très bien.
Je n’ai plus de nouvelles de M. et quant à C. je ne lui ai pas répondu. Ça fait donc deux ratures de plus. Ce qui m’étonne à chaque fois, c’est ces fins abruptes et désintéressés. D’un coup comme ça. D’un coup plus rien. Pffft. C’était juste un petit coup de vent.
Je te dis tout ça sur un ton léger mais j’espère toujours, tu sais… J’espère toujours la voir apparaître sur un autre rivage ou après un autre virage. Écorchée vive comme moi et paumée. Juste humaine. Pas plus que ça.
Je dis ça hein… J’ai rien dit. Il faut rester désinvolte n’est-ce pas ?