Ces étranges lueurs...

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décembre 2016

Sommeil... Endors moi...

Ça y est, ça recommence. Je me fouille de fond en comble. Je veux comprendre la mécanique des conflits et des carnages. Les étapes de la putréfaction. Alors j'exhume. La terre est meuble après l'orage tu sais ? C'est le moment idéal pour creuser. Allé creuse ! Personne le fera pour toi... Putain... je suis noir de café, je suis tard de fatigue. Je peux même pas me lever puisque je ne me suis même pas couché. Comment on fait dans ces cas là ? Il n'y a pas de soleil dehors, je suppose que c'est la nuit. C'est comme ça que ça fonctionne je crois. Et je voudrais savoir qui a mis la (...)

J'aimerai...

J'aimerai : - me rappeler où je gare ma voiture sur les parkings, - ne plus perdre ma tasse de café tous les matins, - ne plus me mettre de la pâtée pour chat sur les doigts quand j'ouvre les sachets, - ne plus être obligé de discuter avec le voisin (de droite quand t'es face à la maison), - ne plus manger de betteraves pour montrer l'exemple à mon petit, - ne plus remplir la déclaration de revenues à 5 mn de la date butoir sur internet, - ne plus payer d'impôts aussi, tiens... - ne plus acheter des endives trop amères, - ne plus avoir à régler le radio réveil à chaque (...)

Ça y est...

Ça y est suis en vacances. Tout est déjà planifié, préparé, réfléchi, organisé, structuré et écrit. J'ai pas eu besoin de faire quoi que ce soit, ils ont déjà tout prévu pour moi. Je suis sûr qu'ils ont même déjà acheté les cadeaux. Des gens bien quoi... Pas comme moi. Je connais déjà les phrases toutes faites et les gestes automates. Là, je souris, là, j'opine, là, je m'indigne, là, je fais la bise, là, je dis pas ce que je pense, là, je dis ce que je pense pas... Et tout et tout... C'est chiant. Mais c'est comme ça. Allé, au travail ! (...)

Trouver...

Trouver un coin tranquille, un moment de calme. Pas envie de manger, de parler. Trop de monde d'un coup. J'ai de plus en plus de mal avec ses fêtes interchangeables et rabachées. C'est du bonheur imposé et planifié. C'est du despotisme. Je sature. J'essaie de planquer mon malaise pour ne pas leur faire de la peine ou les inquiéter. Comment continuer à leur cacher que je ne supporte plus mon couple et ma vie. Que je me sens triste, loin, très loin au fond de moi. Et la mascarade continue, et me tue... Il n'y a que les enfants qui me donnent chaud au coeur. La joie qui vibrillonne dans (...)

Ils étaient tous là...

Ils étaient tous là, à table, la panse pleine de leurs assiettes vidées et les joues rouges de leurs verres vidés et la tête pleine de leurs idées vides et moi je gardais mon fiel dans mes entrailles et regardais le ciel dans les entailles en priant pour qu'elles ne se referment jamais. Des nuages là bas s'accumulaient. J'espère qu'un souffle inespéré les fera s'éloigner. J'espère qu'un jour je n'aurai plus la nausée. (...)

Retour...

Retour à C. pour ces fêtes de Noël. K. n'était pas avec nous. Partie à Paris. Avec le petit on s'est balladé en ville. Je lui ai montré ou on s'est rencontré avec sa Maman, où elle habitait aussi, et ce bar étudiant où elle m'a pris la main et elle m'a dit : "j'aimerai beaucoup vivre avec toi ces prochaines années". Je lui ai montré notre resto préféré, et juste en face le cinquième avenue, où on se retouvaient tous. Je squattais le piano et A. chantait et la bande était là et le monde nous appartenait. On a fait un tour de grande roue et on est allé au parc, ce même (...)

Hier... Là-bas...

Ça me fait toujours bizarre de revenir ici. Ici, c'est là bas maintenant et je m'y sens comme un étranger. C'était pourtant il n'y a pas si longtemps mais je ne sais plus qui j'étais hier. Je ne sais pas ce que je suis devenu. C'est comme si je possédais les souvenirs d'un autre. Je me rappelle les pavés entre les murs noirs, les portes secrètes de nos sanctuaires et les bacchanales superbes. On gerbait notre jeunesse sous des trombes éthyliques sûrement pour oublier qu'on ne savait pas quoi faire de nous. On comblait le vide avec nos rires rafistolés par l'ambre et les fumées (...)